Manifeste pour randonner en sécurité
La montagne n’appartient à personne : ni aux bergers, ni aux éleveurs, ni aux randonneurs.
Elle n’est pas un bien commun au regard de la loi,
mais nul ne peut en interdire l’accès à ceux qui la respectent.
Pourtant, un déséquilibre s’est installé :
le promeneur est devenu le fautif,
tandis que les chiens de protection et le Patou en particulier
sont érigés en symboles d’une autorité implicite.
Le danger qu’ils représentent est devenu une norme de nos randonnées.
Tout le problème vient d’un choix implicite de société :
faut-il privilégier le loup, le pastoralisme ou le tourisme ?
Chaque option redéfinit profondément la place et le comportement
des randonneurs et des chiens de protection.
Nous ne sommes pas là pour désigner des coupables.
Mais le statu quo ne tient plus :
la peur ne doit plus se substituer au courage politique,
ni l’inaction publique à la responsabilité collective.
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